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Le Capitaine PREZIOSI

On n’a rien donné, tant qu’on n’a pas tout donné

Charles GUYNEMER

Origine de la création de

 "NORMANDIE-NIEMEN"





A l'aube du 22 juin 1941, la Wehrmacht envahissait l’URSS, et progressait rapidement en direction de Moscou.


Quelques Jours plus tard, le 30 juin, Vichy rompait les relations diplomatiques avec Moscou et rappela son Ambassade.


Les membres de cette Ambassade se mettaient donc en route vers le sud et parvenaient enfin à Istambul après des difficultés de toutes sortes. Parmi eux le colonel Luguet décidait de rallier les Forces Françaises Libres, Fin 1941, il parvenait à Londres où il avait aussitôt un entretien prolongé avec le général de Gaulle,


C’est à la suite de cet entretien, et après en avoir fart part au Comité National de fa France Libre que le général de Gaulle décidait de proposer au gouvernement soviétique l’envoi d'une formation combat­tante française en Russie.


Il s’agissait initialement de renvoi d'une division légère de l'Armée de Terre prélevée sur les Forces françaises stationnées au Levant, ainsi que d'un groupe d'aviation de chasse.


Par la suite les troupes terrestres ayant été finalement engagées dans le désert contre Rommel, de Gaulle envoya seulement en URSS, le groupe de chasse « G.C. 3 Normandie », qui devait devenir plus tard, en se renforçant, le régiment « NORMANDIE-NIEMEN », et être en fait la seule force occiden­tale à combattre sur le front de l’Est.


Les négociations débutèrent en février 1942- Elles furent longues : d’une part parce que le gouvernement britannique montrait une certaine réticence à cet envoi et d'autre part parce que la suggestion française de participation directe au combat avec I ’Armée Rouge était une idée entièrement nouvelle pour les chefs soviétiques et posait des problèmes de détails difficiles à régler,


Les artisans principaux de cette laborieuse mise au point furent du côté russe, les ambassadeurs Maïski et Bogomolov, et du côté français, le général Valin à Londres, Mr Garreau délégué de la France Libre et le général Petit attaché militaire à Moscou, ainsi que te capitaine Mirles envoyé spécialement de Londres à Moscou pour traiter de cette affaire.


Pendant ce temps, les volontaires étaient déjà recrutés en Angleterre et au Moyen-Orient à Rayack. Dès le 15 août 1942 ceux de Grande-Bretagne étaient rassemblés en secret dans les Midlands puis quit­taient l’Ecosse le 31 août à bord du « Highland Princess » à destination de Lagos au Nigeria.


Un vieux « JU 52 » les conduisit ensuite au Caire en 8 Jours de vol, via le Cameroun, l’Oubangui, le Soudan et la Haute-Egypte.


A Rayack, ils retrouvent les autres volontaires et partent ensemble pour Bagdad où ils sont le 14 novembre, puis Téhéran où ils arrivent le 18 après la traversée en camion du désert d'Iran.


Le 28 novembre, dans une aube glaciale, les 61 français qui composent l’unité sont emmenés en U.R.S.S. Après une escale à Bakou, les trois avions russes atterrissent dans la neige à Gouriev tandis que la nuit tombe.


Transis de froid dans leurs uniformes de drap, les français sont conduits dans une « isba » où des jeunes filles russes leur servent leur premier « bortsch », la première soupe au chou.


Au fond de l’isba, trois soldats russes déchiffrent un bulletin de nouvelles à la faible lueur d'une lampe à pétrole. Notre interprète va vers eux et revient te visage grave : « La situation est inchangée à Stalin­grad et la flotte française s’est sabordée à Toulon. »


Un long silence, puis quelqu'un dit : « Je ne sais pas comment notre aventure va se terminer, mais en tout cas il y a une chose qu’on ne pourra pas nous reprocher, c'est d'avoir voler au secours du vain­queur ».


En 1943, 42 mécaniciens français affectés à « NORMANDIE-NIEMEN » prirent part à la bataille d'Orel. Par la suite tout le personnel au sol fut soviétique ; ils étaient plus de 700 mécaniciens de toutes spécialités qui partagèrent la vie des pilotes français, ainsi que leurs joies, leurs peines, et qui surent jusqu'à la fin des hostilités, maintenir les avions en parfait état de combat.


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